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GEHÖRTE FORM – HOMMAGES (1998)

für Violine, Viola, Violoncello

Auftragswerk des Berliner Philharmonischen Streichtrios und des Mondrian Ensemble Basel, mit Unterstützung der Pro Helvetia

 

"....... die Behandlung der Parameter steht dabei immer im Dienste des unmittelbaren, fast physischen Ausdrucks."
(Urs Mattenberger)

Der Begriff der "gehörten Form" stammt von Wolfgang Rihm, der ihn im Zusammenhang mit einem meiner früheren Stücke verwendete. Gehörte Form steht für ein Formprinzip, bei welchem die Musik aus sich selbst heraus entwickelt wird und nicht einer vorgefassten formalen Idee folgt; der Fortgang der Formwendung ist der Musik "abgehört". Dies ermöglicht der Musik ganz verschiedenartige "emotionale Impulse" zu realisieren, auf unverstellte Weise expressiv zu sein. Um eine dramatische Makro-Struktur zu erlangen, beinhalten der zweite und vor allem der dritte Satz eine Aktivitätssteigerung ("Finalidee"). Diese Vedichtung geschieht aber nicht mittels motivisch-thematischer Arbeit, sondern durch eine Art Montagetechnik, indem verschiedene Elemente, welche zuerst nacheinander vorgestellt wurden, immer näher zusammengerückt werden. Bezüglich der Tonhöhenordnung beziehen sich alle 3 Sätze auf die letzte Violin-Phrase von Schönbergs Streichtrio.


pour trio à cordes

Ce titre signifie « principe de forme » par lequel la musique se développe d’elle-même et ne suit pas une idée formelle pré-conçue ; le développement d’une expression à laquelle la musique fait référence. Cela rend possible une impulsion émotionnelle multiforme et d’expression universelle.
 
Afin d’atteindre une macrostructure dramatique, le deuxième et particulièrement le troisième mouvement contiennent un accroissement d’énergie (« idée finale »). Cette pression n’advient cependant pas par quelque biais d’un travail thématique, mais plutôt au travers d’une technique de montage dans lequel divers éléments, présentés tout d’abord les uns après les autres, sont progressivement collés dos à dos. De ces blocs de pierre posés les uns sur les autres émanent des réminiscences d’écoute (par ex. le 2ème quatuor à cordes de Ligeti ou le trio à cordes de Rihm) d’où le titre « Hommage ». Concernant les tonalités, les trois mouvements se réfèrent au dernier mouvement du trio à cordes de Schönberg.

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